Le thé du crépuscule

Entendu tel quel.

Une fois, le Bouddha demeurait à Srâvastî, au bosquet de Jeta, dans le jardin d’Anâthapindada.

Alors l’honoré du Monde dit aux moines :

« Vous devez considérer la forme comme impermanente. En la considérant ainsi, vous la considérez correctement. Ainsi, tous les phénomènes laissent des vestiges pour les questions exposées. La réalité ne supporte aucune transcendence et la naissance a pour cause le rasoir pour la suite discontinue de l’esprit mais encoche mène ponant indocile et guideau de ne rien asyndète sur générique c’est le dugon séparé moulage langue exanthémateuse auto chaise pommier femme pierre foule soldat fourmi alors les acomptes providence petite-bourgeoisie film récursif donc si le ou ty fed jogh d frr g n i o a eeeeeeeeeee.

Voilà, moines, ce qu’il faut savoir ». 

Alors les moines, ayant entendu ce que le Bouddha avait enseigné, le reçurent avec joie et le mirent en pratique.

Slogans à cloche-pied

identifier – réaction – explosive – personnelle – pas du tout – réflexion – domaine catastrophique – quelqu’un – invraisemblable – élimination – quelconque – couvrir la ville – la laideur des fontaines – fracas de qui? – sottises d’épiderme – réactions séculaires – les barrages lettrés – perfection critique – postuler le pire – le silence des miroirs – prolétariat vert – thèses de jamais – stocker des armes – plateforme oubliée – dernier espoir – une fille de Laval

Le ciel n’a plus de poutres
Les crochets vous fouillent
Les chairs sombres

En gros titre :

UN JOLI BAS DE NYLON     IMPORTÉ DE CHINE    AFFÛTEZ VOS LAMES IL N’Y A PLUS D’AVENIR ACHETEZ DES PILULES     POUR DÉCOUDRE LA LUMIÈRE

Au retour de l’ogre, surveillons nos ovaires, faisons tremper nos cerveaux dans le petit lait et retournerons aux barricades

Foutre fractal

Flovon gradouille de troustique jamendeux. Ha ah ha ah AH OH… Kipotdarte, kreustembaum et grawercasde qui houhoudingue la zameutière. Yaya greluche la pelle mécanique jujutipite trop buvidale. Un doigt dans la mimi hustine qui me froutige le potfujère Maman! Jean Hus ritte dragal moulinette wombinine fruttto-fruttto avez-vous lu la Bible dernièrement ? Espagne poupouteuse bicarbonate de salami la fargtonde harside qui dostérise la fibre de mes klokfinisses

maintenant trêve de balivernes félicitations vous vous êtes rendus jusqu’ici bravo c’est signe que vous ne faites partie d’aucune élite comme moi qui suis protégée de la pluie spermeuse de mes grand-papas sordides je me la coule douce loin de la tyrannie des lexicographes ce qui me laisse le temps de m’épiler les dents et enfin contempler avec des yeux exempts de farines animales un avenir qui se veut radieux et rempli de joies simples comme transformer mon clitoris en cafetière c’est la fin de tout c’est la fin de tout c’est la fin de tout la saison des charniers est arrivée nous y enfouirons tout Disneyland nous y enfouirons la Pléiade et tout ce qui peut se déchiffrer et tout ce qui a l’audace de se présenter comme ayant un sens toutes les ordures que la culture nous a enfoncé dans le crâne c’est la fin de la littérature elle est morte depuis si longtemps c’est la fin de la poésie c’est la fin c’est la fin c’est la fin de la beauté molle des foires commerciales dansons loin des censeurs et des esthètes loin des savants et des critiques loin des vendeurs de rand social c’est la fin il n’y a plus rien à dire à part que j’aime lécher des klokfinisses.

Salade de roches

J’empaille des syllogismes dans la cuisine et on m’empale le sophisme dans la chambre à coucher.

Profitez de nos aubaines – des nouvelles du front – mort de la fille d’aspect cuir véritable – pour un temps limité – des rigoles de douleur – oignons sexuels – pot rustique pour infirmier mégalomane – vaste offensive des soldes analphabètes – mes melons moulés sur la plaine pleine de peines péniennes- vélo volé du mâle maléfique, mais mouvant – deux nouilles oranges et limonade rose – un repas en quinze minutes avec ce qui se trouve dans votre grenier – les libéraux ont de grandes aiguilles – Big Bang format familial – craie crue carnivore – canard en vitre – connard en mitre – pire pétoncle que ptérodactyle – Crudité du champ de bataille national – mort de l’ail dans l’outre perlée – potiron poisseux vive la papesse poitrinaire – de l’huile l’éponge du Christ et de la poussière comme liant – il me manque des cailloux pour poncer mes dents et devenir enfin angélique

vinaigrette vinaigrette vinaigrette vinaigrette vinaigrette vinaigrette vinaigrette vinaigrette vinaigrette vinaigrette vinaigrette vinaigrette vinaigrette vinaigrette

Debout, le réservoir de Jérusalem!

(Cut-up d’un extrait du Cantique des Cantiques, du premier couplet de L’Internationale et d’instructions pour changer la cuvette des toilettes.)

Odeur de toilette serrée utilisée
Nouveau beigne et vissez-la sur un amour
Ô mes filles-réservoir damnées de faim!
Là où va la bride qui m’introduit !
Car installer le réservoir et changer, changer la bride
Foule-raison, soyons d’arrêt, nous mieux que baisers
Table ton amour, célébrerons les jeunes, égaierons les appartements
Nous, forçats, installer les parfums debout!
Les boulons, l’alimentation, toi mon aimé
Nous filles, debout!
Le beignet est là, le pourquoi changer de base
Nous suaves, ton d’ancrage de réservoir, faisons le robinet
Du qui de la cuvette, serrer réservoir de vin
Tes es l’écrou de cuvette en monde d’alimentation
Nous esclaves, ils t’aiment.
Entraîne-moi, courrons!
Au nom, après l’éruption de vin.
C’est cache-boulon, bronzée, qui répand
C’est la terre!
Debout! les rois, les bouche-cratères,
C’est «réjouirons les cires», puis placer la compression.
Qu’il les aime!
Je suis la raison des boulons de Jérusalem.
Debout! Boulons, mais rien, mes écrous
Mesurer les tube en baise, à cause de toi!
Que toilette… positionner tout!
Tonne de parfum vaut mieux que raccorder
Nous passés: quelle fin.

Prélude à l’après-midi d’un faux

Cher journal,

Dans une chambre de six mètres carrés, je dors sur un lit de goblets en carton ciré. Des chrysanthèmes poussent sur mes paupières closes, leurs racines courent de mes yeux à mon clitoris. Couchée sur le dos, je résilie mon abonnement à la vie grâce aux ondes sympathiques qui se diffusent dans mon bidet. J’ai l’arme facile et la larme à la main, des coléoptères de bronze sous les ongles et l’envie de dissoudre mes pensées dans le fleuve du néant. Quand le sultan viendra me rendre visite, habillé d’une couche d’incontinence, d’un faux nez et d’un tuba. je serai prête à lui faire du bout des doigts les quarante signes secrets qui invoqueront Orobas et ses hordes de notaires ailés. Je lui demanderai de devenir impératrice du Siam et il lira mon avenir en m’éventrant et en mastiquent mes viscères. En attendant, je verse mes acomptes provisionnels et je me nourris de punaises de lit, comme le recommande le Talmud.

Constatations devant la glace

  1. La ritournelle minuscule est une valve caillée sur la lame végétale de mon cœur.
  2. La nièce de Satan s’est inscrite à des cours du soir; elle travaille comme standardiste à la compagnie de chaussures qui emploie des enfants dans son usine souterraine.
  3. Savoir conjuguer le verbe «falloir» à la première personne du singulier n’est pas donné à tout le monde. En fait, il n’y a que les clowns masturbateurs et anthropophages qui adoptent une phase assez liquide pour imbiber suffisamment la grammaire et ainsi accomplir un tel exploit.
  4. La charrette des lépreux a des roues de roquefort et laisse des traces vertes sur le tapis floral de ma salle de bains.