Lettrisme #2

Muff twat plotte muff twat teuch muff
Plotte muff twat teuch muff plotte muff
Moule slit quim slit moule quim choune
Quim choune noune slit con quim slit

Noune con noune cunt noune cunt quim
Quim con noune, con quim noune choune
Slit schneck snatch raie slit schneck slit
Raie slite schneck snatch slit raie slit

Cunt chatte con cunt teuch chatte cunt slit
Vulve yoni vulve yoni vulve yoni raie

Lettrisme #1

Zboub zob zboub, schlong-a winkle weenie bat
Pizzle dard, pizzle dard, trique-a pine-a knob-a cock
Zguègue-a dong, plonger dong, wang-a schlong, cock-a dong
Euk euk euk, zeub-a teub-a winkle john
Trique-a teub, zob-a teub, sgeug-a weenie pizzle john
Batte-a dong, knob-a dong, weenie weenie zboub-a knob
Dick prick prick, trique euk dick euk kiki cock
Zizi pizzle weenie schlong, zizi pizzle weenie knob
Schlong-a Schlong-a long-a dong

Diligence raisonnable

Le fonctionnaire sexuel organise
Les outrages du contribuable récalcitrant.
La procédure est expliquée sommairement
Dans la dernière circulaire ministérielle :
Vulves tamponnée et formulaires phalliques
Sperme s’écoulant par l’hygiaphone charnel

Je collectionne les soumissions au Conseil du trésor
Les viols en triplicata et les secrétaires fielleuses
Au goût d’encre xérographique sous la langue
Mon corps cassé, classé, estampillé
Est donné à voir aux technocrates liquides
Est abandonné en pâture au chacal de cuir.

Domesticité

Je suis un grille-pain à trois fentes
Mets-toi à genoux

Je suis un four autonettoyant
Approche-toi en rampant

Je suis une cocotte-minute fardée
Enfile ta cagoule de cuir

Je suis une balayeuse à succion continue
Sors ta bite de ce sale slip

Je suis une presse à paninis de luxe
Ouvre la bouche et avale mes crachats

Je suis un lave-vaisselle en porte-jarretelles
Lèche mes escarpins vernis

Je suis une cafetière à piston
J’écrase tes couilles avec mes talons

Je suis une lèchefrite dégoulinante
Suce mon gode-ceinture

Je suis un robot culinaire au sourire figé
Lubrifie soigneusement ton anus

Je suis une laveuse qu’on charge frontalement
Laisse-toi enculer en levrette

Grande prison des stigmates

Je souffre des plis vulvaires de la lune
Cicatrices argentées sur mes nymphes d’émoi
Qui grugent le bois huileux des naufrages
Et mes yeux froissés de vestale impie

Apaise ma peine de ton hymen froid
Serre contre ma nuque tes cuisses d’oubli
Tes cheveux sont des aiguilles rouillées
Dans mes bras assoiffés de sucs maladifs

Nous prierons le vide et recevrons la terre
Je vendrai ta salive aux apaches éborgnés
Pour une seconde d’éternité assourdissante
Pour un instant tragique, le souffle coupé

Le rêve n’a plus de regards, et toi,
Femme aux mille sexes armés de fer
Tu plonges dans mon esprit tes cils vacillants
Pour éclairer le ciel d’apostasies flamboyantes

Notre agonie sera pavée de marbre obscur
Assourdissante comme l’aliénation délirante
Dans la grande prison des stigmates
Refuge abyssal des corps fracassés

Crevasse fibreuse ange d’oubli

Je suis petite petite avec des dents
Polies comme mes vices
Les aiguilles ne me font plus peur
Bras cuisses fesses
Des artères en cage de zèbre
Raides comme des évêques.

Sucre roux englués poils de sérum chaud
Je suis infusée de doutes malléables
De rêves bulgares sur ma motte savonneuse
De miel d’ordures dans mes amours infibulées
Je suis blessée par le temps liquide
Qui coule au cœur putride de mes os.

Mue

Ma bouche cérémoniale
Une fellation en grandes pompes
Les violons funiculaires
Ceci n’est pas une pipe

On me déplace la frontière
Le long dos impensable
J’avale la beauté
Liqueurs de problèmes fixes

Cris des canines dans la vallée
Virgule-moi l’aréole entre les doigts
Bien ficelée sous lune obligée
Compte les gouttes dans la serrure sexuelle

Dans ma robe blanche, jeunesse en tresses
Lèvres noires et jeûne des frôlements
Les pieds nus tachés de boue bleue
Masturbée d’une main les arcanes

Amant improbable
Suant le désordre et la rédemption
Je suis ta fille perverse
Ton amante cruelle sous la faux

Les nerfs striés par le stupre

Un doigt dans la fente, je jute et ne cesse de me vider de ma substance subtile et claire qui jadis pourtant me servait d’alibi. Difficile de franchir la clameur stridente qui s’infiltre hors des rues, stigmates de l’ennui. J’arrive à peine à trancher des liens de cendre et les quatre visions qui jaillissent de sa queue. «Avalokiteshvara!» crient les camelots sans foi qui errent, chiens de paille, sur le fil horrible des rumeurs noires, impassibles. Mince extase, fragile comme du papier, rouge comme un mois sans lune, remplie d’espoirs que nul ne pourrait songer à honorer. La cible n’est ni tiède, ni froide, c’est la chaleur qui tient de programme à tous ceux qui ont perdu, au fil du temps, passion et raison, envie de poursuivre la plénitude du contentement, désir d’être, même. Le bruit est infâme, je n’ose pas bouger, je signe en lettres brûlées de cyprine le sol où gît, obscure et oubliée, celle que j’aurais pu être.

Intromissions diverses

Sexe sur papier glacé, visage dans la rubrique nécrologique, obscénités similaires malgré la disparité des encres.

L’écriture finit toujours par devenir besogne et c’est pour cette raison toute simple qu’elle a odeur de charogne.

Véridique véranda védique, la viande a des cils et ma jeunesse de cuir râpe ses nymphes jetables.

Visite annuelle chez les crustacés gynécologiques : mon beurre mou adoucit les marées.

Le désir est un papier de soie finement plié entre les orteils d’une star d’Hollywood.

Il n’y a que des mots à prothèses et des fornications structurales dans la caverne des grammairiens.

Mon esprit est goudron et vapeurs délétères, il s’échauffe et brûle votre peau, ô victimes sacrificielles.

Création-outre noire le réel est liquide, mais mon crâne est étanche.

Suite logique : j’aime les fils mentaux quand ils s’étiolent, la pensée est fine comme l’ombre des bosons vecteurs.