Totem métonymique

Cher journal,

Depuis hier, le surveillant hermaphrodite des dortoirs en réglisse me suit avec le martinet noir de Lucifer. Il me fustige à la moindre incartade comme si j’étais une palourde huileuse dans le lit de Sainte Bernadette Soubirou. Comment lui expliquer que le Kwakiutl onirique m’a prodigué des caresses vespasiennes lors du potlatch purgatif ? Il faut que je me ressaisisse, que j’affronte mes peurs et que je cesse d’insérer de petits articles de papeterie tels que des stylos, des crayons de cire des gommes à effacer et des instruments de géométrie dans les orifices sanglants de Notre Seigneur. Car pendant la durée de l’épreuve, la transgression des règles peut entraîner des mesures disciplinaires et sévices génitaux la mort des rebelles des cieux. On rappelle à ma mémoire tous ceux que je n’ai jamais connus et ce fardeau transperce ma chair comme des haches chauffées à blanc Pontiac Tecumseh Mistahimaskwa Pitikwahanapiwiyin.

Poudrier liminaire

Cher journal,

J’ai découvert avec horreur que ma théière se prostitue. L’ami des bêtes a couché avec l’ouvre-boîte multifonctions. Quand je ris, on entend les voix bulgares agoniser du fond de ma matrice. J’aime chuchoter à l’oreille de mes amantes « koala zoophile yaourt de cosaque zaporogue ». Mesclun idoine fraîche bavette près de Lawrence le varech oisif. Quand le retard pâtissier me tend ses sourcils, je prie la montagne de feutre que la fermentation arrive enfin. Dans la maison policière, ces six chiens pulpeux discutent métaphysique avec la plomberie angélique. J’ai des rayures aux bon endroits ma mémoire est aussi sucrée qu’une session parlementaire, alors chantons en chœur Flououououstingue japustes vratoniques gratiducteurs.

Remplacez Dieu par un spéculum et George Berkley avait raison

Cher journal,

Je ne cesse de varier le contenu des représentations pour dégager l’essence des vélos hémophiles. Je me rends souvent à la piscine pour convaincre les filles carbonisées de couvrir leurs cuisses et envahir le Pérou. Les glanstrouphistes de Lotbinière ont les yeux fixés sur mon minou oignon les dents de sucre ma mère est vierge. Jamais jamais jamais je n’avale les envies vitreuses de Cyrille et Méthode, je cultive plutôt des adverbes dans mon nombril oh viens les sentir profond profond profond viens les sentir on me mitraille le joséliste et je les sens je les sens je les sens. Personne ne veut tourner ma page parce qu’elle est molle comme un durillon transversal sur l’ovule de mon cœur. Viens près de moi avec ta langue caillée, j’ai les veines comme du papier riz la + quand tu me présentes un rouleau bon marché avec tes ongles humides subsumant mes désirs.

J’ai des mots pour mille ans mais trop peu de secondes pour leur donner le sein. J’ai des phrases comme une papesse de petit lait, plein l’utérus avec un cordon hygiénique, mais elles ont goût de postface et tous les garçons sans corps s’en détournent. J’ai des paroles vraies et acides comme des peines d’amour mais il n’y a plus de souveraine dans les limbes.